Par Oumou Fatoumata Diallo
Le major-général Horta N’Tam a été investi président de la transition en Guinée-Bissau, succédant au président déchu Umaro Sissoco Embaló. Selon des sources locales, Embaló aurait été exfiltré vers Dakar, au Sénégal, dans un contexte de forte tension politique et militaire.
La prestation de serment de Horta N’Tam intervient quelques jours seulement après le coup d’État militaire du 26 novembre, qui avait conduit à l’arrestation du président et de plusieurs responsables civils et politiques. Cette nomination marque le début d’une période de transition dont la durée et les modalités restent à préciser.
Les réactions internationales sont attendues, alors que l’Union africaine et la CEDEAO avaient précédemment condamné toute prise de pouvoir anticonstitutionnelle et exigé la libération immédiate du président Embaló. La Guinée-Bissau connaît une instabilité récurrente depuis son indépendance en 1974, avec de fréquents coups d’État militaires et crises politiques. Le pays reste sous surveillance des organisations régionales et internationales, qui appellent régulièrement au respect des processus démocratiques et électoraux.
