Par Oumou Fatoumata Diallo
L’Union africaine a réagi fermement au coup d’État qui a secoué la Guinée-Bissau, conduisant à l’arrestation du président Umaro Sissoco Embaló et de plusieurs responsables civils et politiques. Dans un communiqué publié depuis Addis-Abeba, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, condamne “sans équivoque” la prise de pouvoir par l’armée, alors que le pays s’apprêtait à publier les résultats de la présidentielle.
Mahmoud Ali Youssouf rappelle la politique de tolérance zéro de l’organisation continentale face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, citant l’Acte constitutif de l’UA, la Déclaration de Lomé et la Charte africaine de la démocratie. Il souligne que le respect du processus électoral est non négociable et que seule la Commission nationale électorale est habilitée à proclamer les résultats officiels.
Le président de la Commission prend également acte de la déclaration conjointe des missions d’observation de l’UA, de la CEDEAO et du Forum des anciens de l’Afrique de l’Ouest, qui alertent sur les tensions dans l’après-vote. L’Union africaine exhorte toutes les parties à la retenue afin d’éviter une aggravation de la crise. La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise, est régulièrement confrontée à des instabilités politiques et militaires. Les coups d’État et tentatives de déstabilisation y sont fréquents, fragilisant le processus démocratique et suscitant l’inquiétude des organisations régionales et internationales.
