Par Ilyass Chirac Poumie
La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, survenue dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, remet au premier plan une constante de la géopolitique mondiale : les grandes puissances agissent avant tout en fonction de leurs intérêts.
Alors que Iran entretient depuis plusieurs années des relations étroites avec Russia et China, ces deux puissances privilégient jusqu’ici les déclarations diplomatiques et les discussions au sein de l’United Nations plutôt qu’une implication militaire directe.
Cette attitude n’est pas nouvelle. Dans plusieurs crises internationales impliquant des partenaires de Moscou ou de Pékin, les deux puissances ont généralement évité tout affrontement direct avec les United States ou leurs alliés occidentaux.
La Russie privilégie souvent des formes d’intervention indirectes, notamment par l’intermédiaire de sociétés militaires privées comme le Wagner Group, déployé ces dernières années dans des pays africains comme la Central African Republic ou le Mali.
La Chine, pour sa part, mise davantage sur l’influence économique et les investissements massifs dans les infrastructures, notamment dans le cadre de la Belt and Road Initiative.
Pour de nombreux analystes, cette situation illustre une réalité fondamentale : dans les relations internationales, les alliances reposent rarement sur la solidarité politique ou idéologique.
Dans ce contexte, certains observateurs estiment que les pays africains devraient tirer les leçons de ces événements et éviter de placer leurs espoirs de sécurité ou de protection dans des puissances extérieures. Plus précisément la Chine et la Russie. Et lorsqu’on sait que ces soit disant panafricanistes sont payés par la Russie, la conclusion c’est que ces nouveaux “alliés” de la dernière heure jouent leur propre partition en Afrique et ne sont donc pas des enfants de cœur.
Depuis la fin de la guerre froide, l’Afrique est redevenue un terrain stratégique de compétition entre grandes puissances, notamment les United States, la China, la Russia et l’European Union.
Chacune de ces puissances poursuit des objectifs différents : influence politique, accès aux ressources naturelles, positions militaires ou marchés économiques.
Alors que la Chine s’impose comme le premier partenaire commercial du continent et que la Russie renforce sa coopération militaire avec plusieurs États africains, de nombreux experts rappellent que les grandes puissances défendent avant tout leurs intérêts stratégiques.
Dans cette logique, la sécurité et la souveraineté des pays africains dépendront d’abord de leur capacité à construire des institutions solides, des économies résilientes et des politiques étrangères capables de diversifier leurs partenariats sans dépendre d’un seul acteur international.
