Par Ross Hill
Selon plusieurs sources proches du renseignement américain, l’appareil dirigeant iranien demeure largement intact et conserve le contrôle du pays, malgré l’intensité des frappes menées par les États-Unis et Israël depuis la fin février.
Des rapports récents des agences de renseignement américaines concluent qu’une « multitude d’analyses concordantes » indiquent que le régime iranien n’est pas en danger immédiat et continue de maintenir son autorité sur la population.
Ces évaluations interviennent alors que la campagne militaire a déjà coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, dont l’ancien guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors des premières frappes. Malgré ces pertes, la structure politico-religieuse du pays et les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) continuent d’exercer le pouvoir.
Les autorités religieuses iraniennes ont par ailleurs désigné Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide suprême, pour assurer la succession à la tête du pays, ce qui aurait contribué à maintenir la cohésion du système politique.
Selon les mêmes sources, il reste incertain que la campagne militaire actuelle puisse provoquer un changement de régime sans une opération terrestre majeure ou un soulèvement interne massif, scénario jugé peu probable à court terme par les analystes du renseignement.
Cette analyse intervient alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël continue de s’étendre dans la région, provoquant des perturbations majeures sur les marchés énergétiques et les routes maritimes du Moyen-Orient.
Le conflit a débuté fin février après une série de frappes américaines et israéliennes visant des installations militaires et nucléaires iraniennes. Depuis, les affrontements se sont étendus aux infrastructures énergétiques et aux voies maritimes stratégiques, faisant craindre une crise énergétique mondiale et une escalade régionale prolongée.
