Par Madani Charaf
Londres/Sydney/Hong Kong – Les actions des compagnies aériennes et des groupes touristiques ont fortement reculé lundi sur les marchés mondiaux, alors que la guerre opposant les États-Unis, Israël et l’Iran provoque une perturbation majeure du trafic aérien international, selon une analyse publiée par Reuters.
La fermeture de plusieurs hubs stratégiques du Middle East region a désorganisé les liaisons entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Les aéroports de Dubaï et Doha, deux des plus grands centres de transit internationaux, sont restés fermés pour un troisième jour consécutif, laissant des dizaines de milliers de passagers bloqués.
La situation s’est aggravée lundi lorsque la Jordanie est devenue le dernier pays de la région à fermer partiellement son espace aérien par mesure de sécurité.
Selon les analystes du secteur, l’aviation mondiale traverse sa plus grave perturbation depuis la pandémie de Covid-19. Les compagnies aériennes doivent désormais détourner leurs vols pour éviter les zones de conflit, ce qui allonge les trajets et augmente fortement les coûts opérationnels.
Parallèlement, les marchés de l’énergie ont réagi à l’escalade militaire : les prix du pétrole ont grimpé à leur plus haut niveau depuis plusieurs mois, alimentant les inquiétudes sur le coût du carburant pour les compagnies aériennes et sur l’impact économique global du conflit.
Les perturbations du transport aérien surviennent après les frappes massives menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui ont notamment conduit à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.
Depuis, les tensions militaires se sont intensifiées dans toute la région, poussant plusieurs pays du Middle East region à restreindre ou fermer leur espace aérien par crainte d’attaques ou de représailles, ce qui perturbe gravement le trafic aérien mondial.
