Par Metheo Enrique
La violence liée au narcotrafic a franchi un nouveau seuil au Mexique. Au moins 25 membres de la Garde nationale ont été tués dans une série d’attaques coordonnées menées par le Cartel Jalisco Nueva Generación (Cjng) dans l’État de Jalisco, ont annoncé lundi les autorités.
Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Défense Ricardo Trevilla a eu du mal à contenir son émotion en révélant l’ampleur des pertes subies par les forces de sécurité. Le responsable militaire s’est brièvement interrompu, visiblement bouleversé, avant de confirmer que les soldats avaient été tués dans des attaques lancées en représailles à la mort du chef du cartel, Nemesio Oseguera Cervantes, plus connu sous le surnom d’« El Mencho ».
Selon le secrétaire à la Sécurité, Omar García Harfuch, les forces de l’ordre ont été visées par « 27 attaques lâches contre les autorités dans l’État de Jalisco ». Ces opérations violentes ont impliqué embuscades, attaques armées et affrontements directs avec les forces de sécurité.
Les autorités mexicaines affirment également que les combats ont coûté la vie à au moins 30 membres du cartel. Les violences ont provoqué un climat de tension extrême dans plusieurs zones de l’État, où des routes ont été bloquées et des opérations de sécurité massives déployées.
L’armée et la Garde nationale ont été placées en état d’alerte dans plusieurs régions de l’ouest du pays afin d’empêcher de nouvelles représailles du Cjng, considéré comme l’un des cartels les plus puissants et les plus violents d’Amérique latine.
Le chef du Cartel Jalisco Nueva Generación, Nemesio Oseguera Cervantes, surnommé « El Mencho », figurait depuis des années parmi les narcotrafiquants les plus recherchés par le Mexique et les États-Unis. Son organisation est accusée de trafic international de drogue, d’enlèvements, d’extorsions et de nombreuses attaques contre les forces de l’État.
Sa mort lors d’une opération militaire a déclenché une vague de violences dans son bastion de Jalisco, illustrant la capacité du cartel à mobiliser rapidement des groupes armés pour défier l’État. Depuis plusieurs années, le Cjng est au cœur de la stratégie sécuritaire du gouvernement mexicain, qui tente de réduire l’influence des cartels par des opérations militaires et policières de grande ampleur.
