Par Ilyass Chirac Poumie
Doha a dénoncé une agression « lâche » et « inacceptable », tandis que l’Onu, par la voix de son secrétaire général António Guterres, a condamné une violation grave du droit international et alerté sur le risque d’embrasement généralisé.
Cette opération militaire, présentée par Tel-Aviv comme une réponse ciblée, isole un peu plus Israël sur la scène internationale. Elle nourrit l’idée d’un État prêt à imposer sa loi par la force, au mépris des équilibres diplomatiques déjà fragiles. Dans les capitales arabes, la colère monte et les chancelleries occidentales peinent à justifier un acte qui compromet directement les efforts de médiation.
Alors que Gaza reste sous les bombes et que le Proche-Orient s’enfonce dans une spirale de violence, la frappe sur Doha fait figure d’acte de provocation susceptible d’ouvrir un nouveau front. Pour de nombreux observateurs, Israël vient de franchir une ligne rouge, avec le risque de plonger toute la région dans une instabilité encore plus profonde.
