Par Julie Peh
Les policiers sont arrivés par bateau au port de Kalundu avant d’être déployés dans plusieurs quartiers, marquant une étape importante dans le rétablissement de l’administration publique. Pour les autorités locales, ce retour symbolise le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans une ville fortement touchée par l’insécurité et le ralentissement des services administratifs.
Le maire par intérim d’Uvira, Kifara Kapenda Kik’y, estime que la présence des forces de l’ordre confirme la reprise du contrôle par les institutions nationales. Il souligne également que ce retour représente un signal positif pour la population et pour la stabilité de la ville, tout en appelant les différents services publics à reprendre leurs activités afin de participer à la reconstruction locale.
De son côté, la Police nationale congolaise affirme vouloir concentrer ses efforts sur la sécurisation de la ville et la protection des civils. Des patrouilles conjointes avec la police militaire sont annoncées afin de renforcer la sécurité et de rassurer les habitants.
Au sein de la population, ce retour est globalement perçu comme un soulagement après plusieurs semaines marquées par un vide sécuritaire et administratif. Certains acteurs de la société civile soulignent toutefois la nécessité d’améliorer les relations entre la police et les citoyens, en insistant sur l’importance d’un comportement exemplaire des forces de l’ordre et sur la nécessité de leur fournir des moyens adéquats pour accomplir leur mission.
Malgré cette évolution encourageante, la situation sécuritaire reste fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où les affrontements persistent malgré un cessez-le-feu négocié. Kinshasa continue d’accuser Kigali de soutenir le M23, des accusations rejetées par le Rwanda. À Uvira néanmoins, le retour progressif des forces de police est perçu comme une étape essentielle vers la stabilisation et la reprise des activités dans la ville.
