Par Hajer Elina
Dans un enregistrement largement relayé sur les médias sociaux, General Valsero s’en est pris avec virulence à Brenda Biya, l’accusant d’indécence, d’irresponsabilité et de déconnexion totale avec la réalité vécue par les Camerounais. L’artiste critique notamment le fait qu’elle résiderait dans un hôtel de luxe à l’étranger, alors que le Cameroun est confronté à de graves difficultés sociales, marquées par le manque d’eau, d’électricité et par la pauvreté persistante.
Au fil de son intervention, General Valsero tient des propos particulièrement durs, mêlant attaques personnelles, accusations politiques et références symboliques au pouvoir en place. Il établit un lien direct entre le train de vie qu’il attribue à Brenda Biya et la longévité au pouvoir de son père, Paul Biya, qu’il rend responsable des souffrances du peuple camerounais.
Le rappeur affirme que la présence et les prises de parole de Brenda Biya sur les réseaux sociaux constituent, selon lui, une provocation pour des populations confrontées à la précarité. Il estime que chaque jour passé dans le luxe par les proches du pouvoir représente une charge financière et morale pour le pays. Cette sortie, très commentée, a suscité de nombreuses réactions contrastées, entre soutien à General Valsero pour son franc-parler et indignation face à la violence du ton employé.
General Valsero est une figure connue de la contestation politique et sociale au Cameroun, régulièrement critique à l’égard du régime de Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies. Brenda Biya, fille du chef de l’État, est active sur les réseaux sociaux, où certaines de ses publications ont déjà provoqué des polémiques. Cette nouvelle controverse intervient dans un contexte de forte tension sociale et politique, alors que de nombreux Camerounais dénoncent la persistance des inégalités, la crise économique et l’absence d’alternance au sommet de l’État.
