Par Joseph OLINGA N.
La correspondance signée ce 05 septembre par Léon Theiller Onana, candidat recalé contre le chef de l’Etat sortant , Paul Biya, se veut “Un appel urgent à la constitution d’une candidature unique pour le changement et la délivrance du peuple camerounais avant le 12 octobre 2025.” A un mois de l’élection présidentielle, l’ancien militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) pense que la structuration de l’opposition à l’image de l’Union pour le changement de 1992 est la seule option susceptible de battre la machine constituée autour du candidat sortant, Paul Biya.
Le candidat recalé à l’élection présidentielle soutient que la présentation d’une candidature unique de l’opposition est un gage de soutient et d’engagement de la majorité des camerounais pour donner leurs votes lors à l’opposition lors de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. “La dispersion des énergies est sans doute une faiblesse qui à notre grand détriment, constituera le meilleur cadeau offert au candidat du Rdpc pour rempiler.”
Coalition du changement
L’unification des forces souhaitée par l’ancien adversaire de Paul Biya, au sein du Rdpc, Porte sur la mise en place d’un consensus visant à rétablir les institutions républicaines et à organiser des élections libres et transparentes sur une période de deux à trois ans.
L’ancien candidat recalé sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple camerounais suggère que la désignation du candidat unique de l’opposition repose sur les valeurs ancestrales des traditions camerounaise. “Je suggère que nos traditions ancestrales servent à l’arbitrage..Vous avez le devoir de vous constituer autour de préférence de l’aîné ou le plus jeune ou à défaut l’unique femme du groupe.
Coalition à large spectre
Outre les onze candidats retenus contre le président sortant à l’élection présidentielle, Léon Theiller Onana pense que la désignation d’un candidat consensuel de l’opposition va engager les autres partis résolument opposés à la gouvernance de Paul Biya. Une coalition que le rédacteur de la lettre ouverte élargi aux organisations de la société civile, aux syndicats, aux associations et à la majorité des citoyens camerounais.
