Par Armand Soussia
Selon plusieurs sources concordantes, le capitaine Célestin Tchissakadi, officier formateur au centre d’instruction de Djoum, aurait été interpellé par la Sécurité militaire pour des raisons liées à ses prises de position politiques. Originaire du Mayo-Danay, dans l’Extrême-Nord, il est accusé d’avoir tenu des propos favorables à la victoire de l’opposant Issa Tchiroma Bakary lors de la présidentielle de 2025.
Depuis son enlèvement présumé, sa famille affirme n’avoir reçu aucune information officielle quant à son lieu de détention. Des proches estiment qu’il aurait été transféré vers Yaoundé, siège central de la Semil.
Cette disparition alimente les inquiétudes grandissantes sur la répression visant les militaires et fonctionnaires soupçonnés de sympathies envers l’opposition, dans un contexte post-électoral déjà tendu.
La présidentielle camerounaise de 2025 continue de susciter des tensions. Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire du président sortant Paul Biya, plusieurs observateurs nationaux et internationaux contestent la régularité du scrutin. De nombreuses arrestations de civils et de militaires ont été signalées dans les jours suivant la proclamation des résultats, accentuant le climat de peur et d’incertitude qui règne dans le pays.
