Par Julie Peh
Selon le ministère congolais des Affaires étrangères, cette élection marque le “retour significatif” de la Rdc sur la scène diplomatique internationale. Depuis 2019, la diplomatie congolaise s’est activement employée à redorer le blason du pays sur la scène multilatérale. Les initiatives régionales, la participation aux forums internationaux et les positions alignées sur les grands enjeux mondiaux ont contribué à redonner à la Rdc une stature d’acteur crédible et engagé.
La fonction de vice-président de l’Assemblée générale de l’Onu confère à la Rdc une série de responsabilités stratégiques :
- Participation aux arbitrages de l’ordre du jour
- Facilitation de négociations
- Représentation de l’Assemblée lors d’événements officiels
La présidence de la 80e Assemblée générale
La session sera présidée par l’Allemande Annalena Baerbock, élue le même jour. Elle succède à l’ancien premier ministre Camerounais Philémon Yang, salué pour sa gestion du 79e Sommet de l’avenir. Annalena Baerbock a recueilli 167 voix sur 188 lors du vote, avec 14 abstentions.
Les défis de la 80e Assemblée générale
La session s’annonce comme l’une des plus cruciales de l’histoire récente de l’ONU, avec des défis tels que la crise du multilatéralisme, les conflits armés actifs dans le monde et le clivage Nord-Sud. La capacité de nouveaux acteurs à impulser des réformes sera décisive.
Les attentes pour Annalena Baerbock

Annalena Baerbock prendra ses fonctions en septembre 2025 et supervisera le processus de désignation du prochain Secrétaire général, alors que le deuxième mandat d’António Guterres touche à sa fin. Elle a qualifié la tâche des Nations Unies d’« inachevée », en appelant à un sursaut collectif face aux défis humanitaires, climatiques et politiques.
Selon Philémon Yang,
“il est tout à fait approprié qu’en cette 80e année de l’Assemblée générale, le leadership revienne à une personne dont la carrière a été définie par un engagement inébranlable en faveur du multilatéralisme”.
Annalena Baerbock a déclaré:
“nous vivons une période difficile” et que “nous marchons sur le fil de l’incertitude”. Elle a ajouté que “la naissance des Nations unies, il y a 80 ans, nous rappelle que nous avons déjà vécu des périodes difficiles et qu’il nous appartient de relever ces défis”.
Un tournant diplomatique majeur pour la Rdc
Cette élection à la vice-présidence n’est pas seulement un honneur symbolique : elle s’inscrit dans une stratégie de repositionnement global. La Rdc entend jouer un rôle actif et faire entendre les aspirations africaines. L’année 2025 pourrait marquer un tournant non seulement pour la diplomatie congolaise, mais aussi pour le visage même du multilatéralisme international. Reste à savoir si ce retour en force sera suivi d’une reconnaissance encore plus grande : un siège au Conseil de sécurité. Le compte à rebours est lancé.
