Par Serge Aimé BIKOI
L’enjeu de cette action est d’engranger les ingrédients scolaires de leurs progénitures en cette période marquée par la rentrée scolaire 2026-2027. C’est l’information essentielle qui ressort de la déclaration publique que vient de faire, ce vendredi, Francis Ateh Bazore à Yaoundé. Dans ce message adressé aux artistes-musiciens, le président du conseil d’administration de la Sonacam (Société nationale camerounaise de l’art musical) s’excuse du retard accusé, consécutif principalement à la lenteur des reversements des montants prélevés par les distributeurs aux ristournes des différents bars et débits de boissons.
Cette mesure de répartition des revenus du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur fait suite à la mise en œuvre de la décision conjointe ministre du Commerce (Mincommerce)/ ministre des Arts et de la Culture(Minac) en 2023. Les montants que vont percevoir les ayant-droits membres de la Sonacam(Société nationale camerounaise de l’art musical) s’étendent de 30.000 à 300.000 Fcfa. Francis Ateh Bazore considère que ces sommes sont encore modestes au vu des ambitions nourries pour la communauté artistique. “Mais, nous restons confiants et allons redoubler d’efforts pour nous assurer que d’ici l’année prochaine, vous recevrez des payements dignes de votre statut et par trimestre”, rassure le président du conseil d’administration de la Sonacam(Société nationale camerounaise de l’art musical).
Les actions que les Organismes de gestion collective (Ogc) entreprennent, avec l’accompagnement de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective (Ccogc), confortent le président du conseil d’administration de la Sonacam dans la conviction qu’il a d’être optimiste. “Les dossiers de paiement de la redevance due au titre de droit d’auteur et droits voisins par les administrations publiques est en bonne voie et pourrait passer devant l’Assemblée nationale en session de novembre 2026 pour entrer en vigueur dès 2027. Nous n’avons pas beaucoup parlé de ce dossier, mais croyez-moi ces paiements généreront d’importantes sommes d’argent. Il en va de même des négociations avec les téléphones mobiles relatives au paiement pour les services à valeur ajoutée après signature d’une décision spécifique par le ministre des Arts et de la Culture(Minac)”, explique le Pca de la Sonacam.
Francis Ateh Bazore, présente, dans la même veine, les perspectives qu’il annonce heureuses au bénéfice des artistes-musiciens camerounais durant cette mandature à la tête de cette société de gestion collective de droit d’auteur. Autre action non des moindres la contractualisation des sociétés membres, le groupe Gecam, suite à la signature d’un M.O.U, qui ouvre les artistes sur plus de 1000 sociétés et la finalisation du travail avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle sur les perceptions en’ligne suite au dépôt du rapport final de la première étape par le consultant sénégalais Aziz Dian. “Rapport qui, indique Ateh Bazore, est en cours d’examen au ministère des Arts et de la Culture (Minac), participe de toutes les voies prometteuses”.
Enfin, the last but not the least, le démarrage effectif de la construction des palais de musique Eyenga Mvondo se fera suite au deux décrets du premier ministre chef du gouvernement, octroyant à la Sonacam les sites de plus de deux hectares à Bamenda derrière Hôtel Ayaba et un hectare à Yaoundé à côté du stade d’Olembe. Le Pca de la Sonacam ajoute que le dossier du site de Douala d’un hectare et demi à Japoma juste avant le stade est en cours de traitement; l’aboutissement très imminent de ces différents dossiers va permettre la libération totale des droits d’auteur et un accroissement substantiel de nos revenus pour permettre un payement des montants plus importants lors des répartitions, ainsi que la mise en œuvre des projets pour améliorer les conditions de vie des artistes-musiciens.
Depuis qu’il a été réélu à la tête de la Société nationale camerounaise de l’art musical le 30 avril 2026, c’est la première répartition faite au bénéfice des artistes-musiciens locaux pour le compte du mois de juillet bien que nous soyons, aujourd’hui, en septembre. C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle le patron de cette société de gestion collective de droit d’auteur s’est, d’emblée, excusé auprès des artistes, dès l’entame de sa déclaration, pour ce retard accusé dû à la raison évoquée supra.
