Par Julie Peh
Les manifestations, organisées par les chauffeurs de taxis, ont dégénéré en pillages et en vandalisme, faisant au moins cinq morts et de nombreux blessés. Les forces de l’ordre ont arrêté plus de 1 200 personnes en lien avec ces troubles. Le 1er juillet, les autorités angolaises ont décidé de relever le prix de l’essence subventionnée de 300 à 400 kwanzas le litre, soit une augmentation de 33%. Cette décision a suscité une vive contestation dans le pays, deuxième producteur de pétrole en Afrique après le Nigeria.
Les manifestations ont débuté lundi 28 juillet, premier jour d’une grève de trois jours des chauffeurs de taxis. Malgré la condamnation des violences par le syndicat des chauffeurs de taxis, les troubles se poursuivent et l’atmosphère reste tendue dans la capitale. Les commerçants, notamment les Guinéens, sont particulièrement touchés par ces émeutes.
Selon Saliou Diallo, un commerçant guinéen installé à Luanda depuis dix ans, les jeunes émeutiers ne font pas de distinction entre les boutiques angolaises et étrangères lorsqu’ils pillent. Les autorités sont appelées à prendre des mesures pour rétablir l’ordre et répondre aux préoccupations des Angolais, qui demandent majoritairement un retour à la situation antérieure.
