Par Hajer Elina
Akere Muna est bel et bien en phase avec le discours incendiaire d’Elimbi Lobè. La preuve, relève Moussa Njoya, se trouve dans son attitude face aux faits récents.
Le 11 juillet dernier, le journaliste Denis Ikoul est enlevé à Douala par des hommes en tenue et déporté à Yaoundé, suite à une plainte de Sam Séverin Ango, ancien directeur de campagne de Muna. Libéré grâce à une mobilisation populaire, une photo de lui aux côtés du bâtonnier circule dès le 14 juillet, alimentant la rumeur qu’Akere serait son avocat. Quelques heures suffisent pour que Paul Mahel, porte-parole de Muna, publie un communiqué officiel pour démentir cette version.
En revanche, face aux multiples déclarations tribalistes et haineuses d’Elimbi Lobè, aucun mot. Ni Akere, ni ses collaborateurs ne s’en sont distanciés. Bien au contraire : il y a encore une semaine, Elimbi se vantait sur les ondes d’Info TV d’un échange cordial avec le candidat.
Le choix même d’Akere Muna d’en faire un allié politique, en lui rendant visite à domicile, intervient alors qu’Elimbi traînait déjà derrière lui une longue liste de provocations communautaristes.
« Ne dites pas qu’Elimbi est négligeable »,
martèle Moussa Njoya, rappelant que Tchiroma, lui, avait publiquement condamné sa secrétaire générale pour des dérapages.
Pour Njoya, le silence d’Akere s’explique simplement :
« Qui s’assemble se ressemble. Ce que dit Elimbi… Akere le pense. »
