Par Joseph OLINGA N.
Le communiqué officiel du comité central du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) évoque la région de l’Adamaoua où “un camarade s’est illustré par une trahison manifeste, en s’alliant à un autre ancien camarade-lui aussi en rupture avec les valeurs du parti-pour convaincre certains conseillers contre rémunération, afin de mettre en scène une prétendue participation du Fsnc.”
Nul besoin de lire dans la boule de cristal pour apercevoir les ombres du conseiller spécial du président national du Front pour le salut national du Cameroun, Souleymane Karamoko et l’honorable Amadou Ali Salmana. Le premier ayant clairement appelé ses camarades a participer à l’élection des conseillers municipaux. Tandis que le deuxième, ancien financier du parti est devenu un soutien de Paul Biya.
Si la rupture entre l’honorable Amadou Ali Salmana et son ancien allié, Issa Tchiroma, est consommé depuis la sortie du président national du Fsnc de la plateforme gouvernementale pour se présenter à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, le conseil spécial du président, Souleymane Karamoko, lui, bénéficiait encore d’une relative tolérance au sein du parti. Un état de grâce qui tient désormais au verdict attendu des instances disciplinaires du Fsnc.
Le communiqué signé par le secrétaire général par intérim du Front pour le salut national du Cameroun, El Hadj Moussa Firussou ne fait pas de mystère sur la détermination du parti à lourdement sanctionner le cadre rebelle, question d’en faire un exemple.
Dans le même package, tous les conseillers et autres cadres du parti ayant outrepassé la consigne de boycott énoncée par le président national en exil. Reste que les sanctions encourues par ces cadres du Front pour le salut national du Cameroun pourraient produire un effet inverse au sein du parti en provoquant d’autres démissions. Une éventualité que n’envisage probablement le président national du Fsnc, Issa Tchiroma Bakary qui mise sur la mobilisation de sa base militante pour continuer la revendication post-électorale qu’il porte désormais depuis son exil gambien.
