Par Ilyass Chirac Poumie
Lundi, pour tenter d’afficher une contestation publique face aux mots d’ordre séparatistes, les autorités locales ont encadré une manifestation organisée avec la participation d’un groupe de conducteurs de moto. Cagoulés « pour des raisons de sécurité », les manifestants ont dénoncé les agissements des ambazoniens à travers slogans et prises de parole.
Si ce rassemblement visait à donner l’image d’une population qui refuse la dictature imposée par les séparatistes, il soulève néanmoins des interrogations. Dans une ville où la peur domine, la participation volontaire reste faible et les voix critiques estiment que ce type de mobilisation orchestrée reflète davantage la volonté des autorités que celle des habitants eux-mêmes.
Entre pressions des séparatistes et stratégies de communication des pouvoirs publics, Bamenda demeure ainsi prisonnière d’un conflit où la population paie le prix de l’insécurité, de la peur et du silence forcé.
