Par Ilyass Chirac Poumie
Une vive contestation secoue la Fédération Camerounaise de Volleyball (Fecavolley). Dans une lettre adressée au Ministre des Sports et de l’Éducation Physique, les présidents de clubs et administrateurs dénoncent « les dérives autoritaires » du président sortant, Bello Bourdanne, qu’ils accusent de vouloir organiser un tournoi Open à Douala sans l’aval du Conseil d’administration ni du Bureau exécutif.
Selon les signataires, le tournoi prévu du 15 au 16 novembre 2025 au complexe sportif de Japoma aurait été annoncé unilatéralement, en violation des statuts de la fédération. Ils affirment que cette initiative pourrait engendrer des tensions au sein du milieu sportif, voire « des troubles à l’ordre public ».
Les contestataires reprochent également au président sortant une gestion opaque des finances de la Fecavolley, évoquant une dette interne estimée à près de deux milliards de francs Cfa et l’absence de tout rapport financier sur les récentes compétitions internationales et nationales, notamment les championnats U17 et seniors dames.
La lettre rappelle enfin que la Fédération internationale de volleyball (FIVB) a déjà interpellé Bello Bourdanne sur la légalité de son mandat, jugé échu depuis décembre 2024, et lui a demandé de fournir les documents électoraux manquants.
Les présidents de clubs en appellent désormais à l’arbitrage du Ministre Narcisse Mouelle Kombi pour « restaurer la transparence, l’équilibre institutionnel et la paix au sein de la Fecavolley». La Fecavolley est en proie à des crises internes récurrentes depuis plusieurs années. En 2024, un différend autour du renouvellement de ses organes dirigeants avait déjà conduit à une intervention du Ministère des Sports.
Le cas actuel illustre les tensions persistantes entre le président sortant et une large frange des clubs affiliés, dans un contexte où le gouvernement tente d’imposer une gouvernance harmonisée au sein des fédérations sportives nationales.
