Par Ilyass Chirac Poumie
Dans un communiqué officiel, la direction de l’établissement affirme que l’enfant, admis en matinée, avait nécessité une sédation pour un examen d’Irm cérébral. L’hôpital évoque un malaise survenu durant la procédure, suivi d’une prise en charge en urgence vitale puis d’un transfert au service de réanimation, où le nourrisson a finalement succombé vers 23h10. Le Directeur général a adressé ses condoléances à la famille et annoncé l’ouverture d’un audit interne pour déterminer les circonstances exactes de ce décès.
Mais cette version est contestée par la mère de l’enfant, qui accuse l’hôpital de dissimulation. Selon son témoignage, la machine prévue pour l’examen était défectueuse. Après une première dose d’anesthésie, l’appareil aurait refusé de démarrer, obligeant les soignants à patienter jusqu’à ce que l’effet s’estompe. Face à l’échec, une seconde dose d’anesthésie aurait été administrée en moins d’une heure, plongeant l’enfant dans le coma. La mère affirme également qu’une caution de 250 000 FCFA lui a été réclamée pour réanimer son fils, sans succès, avant qu’on ne lui annonce tard dans la nuit le décès de son bébé.
Ce drame suscite une vague d’émotion et de colère, alimentant de nouvelles critiques sur la qualité des soins et la vétusté des équipements dans les hôpitaux publics camerounais. Alors que la famille a déjà conduit le corps du nourrisson au village pour l’inhumation, l’opinion attend désormais les conclusions de l’audit promis par l’Hôpital Général de Douala, dans un contexte où de nombreux citoyens dénoncent un système de santé à deux vitesses, contraignant les élites politiques à se soigner à l’étranger.
