Par Ilyass Chirac Poumie
Les commissions de compilation locales ont, selon des sources internes, validé ce matin 25 000 procès-verbaux issus de sept régions — Extrême-Nord, Littoral, Nord, Adamaoua, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Ouest — donnant un avantage net au candidat Issa Tchiroma Bakary. L’écart avancé entre le premier et le deuxième, un candidat soutenu par le Rdpc, serait de 907 357 voix sur ces PV déjà homologués.
Ces chiffres, tenus comme « homologués » par les collecteurs locaux, maintiennent Tchiroma en position de force même après, selon leurs termes, des tentatives de manipulation et de fraude observées sur certains relevés. Parallèlement, des responsables de terrain signalent que les décomptes ont été délibérément ralentis dans les régions du Centre et du Sud-Centre, zones où le pouvoir central disposerait de leviers pour influer sur les résultats.
Les auteurs de la compilation avertissent: le régime chercherait à « rattraper » l’écart en falsifiant massivement les PV du Centre-Sud, en affichant des scores artificiels à hauteur de 90 à 100 % pour le Rdpc dans certains bureaux. Face à ce scénario, ils appellent à une vigilance accrue et à la surveillance des procédures au niveau des tribunaux départementaux et des juridictions de proximité chargés de recevoir les contestations.
Pour l’instant, aucune autorité nationale n’a confirmé ou infirmé ces chiffres ; la Commission en charge de la centralisation des résultats poursuit son travail dans un climat de forte tension.
Depuis le scrutin du 12 octobre 2025, des compilations parallèles menées par des partis d’opposition, des observateurs civils et des commissions locales circulent et revendiquent des avances significatives pour Issa Tchiroma Bakary.
Les soupçons de fraude concentrés sur des zones où les infrastructures de contrôle sont perçues comme vulnérables ont déjà donné lieu à des appels répétés au respect de la vérité des urnes. Les observateurs locaux et internationaux recommandent la transparence des procès-verbaux, l’accès des parties aux archives des bureaux de vote et le contrôle judiciaire des contestations pour éviter toute escalade post-électorale.
