Par Joseph OLINGA N.
Deux versions pour une mort. Ainsi pourrait être interprété les versions qui foisonnent autour du décès à polémiques d’Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). A travers un communiqué rendu public ce 1er décembre, le chef de cellule de la communication du ministère de la défense soutient que l’homme politique “était pris en charge de manière appropriée par le corps médical, de concert avec ses médecins personnels.” Des assertions battues en brèche par les faits relayés par son entourage et son avocat.
Dans une correspondance adressée au Commandant de la légion de gendarmerie du Littoral, les avocats du président du Manidem, Anicet Ekane réclame au patron de la gendarmerie du Littoral la mise à disposition de l’extracteur d’oxygène et ses accessoires appartenant à Anicet Ekane. Dispositif indispensable à la survie de l’homme qui est privé de liberté depuis le 24 octobre dernier.
Contrairement aux assertions de la gendarmerie nationale, il apparaît que la rétention du dispositif respiratoire d’Anicet Ekane, pendant plus d’un mois a considérablement amenuisé son état de santé.
