Par Mon’Esse
Le dynamisme du secteur bancaire, au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), demeure fragilisé par la persistance de vulnérabilités structurelles, selon le rapport 2024 de la Commission bancaire sous-régionale publié lundi par la banque centrale (Cobac).
Ces vulnérabilités ont trait à la forte concentration des expositions, des structures financières hétérogènes, une surexposition aux risques souverains ainsi que la détérioration de la qualité des portefeuilles de crédits.
La Cobac a néanmoins, explique son président, Yvon Sana Bangui, ajusté ses méthodes de contrôle et adopté une approche de supervision résolument basée sur les risques (Sbr).
Au plan des performances, précise celui qui est également le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), le total agrégé des actifs bancaires a avoisiné les 25.000 milliards de francs en 2024, les établissements de microfinance disposaient de 2061 milliards de francs d’actifs et les établissements de paiement en détenaient un peu plus de 650 milliards de francs.
Les services de paiement, quant à eux, ont confirmé leur vitalité avec 3,4 milliards d’opérations enregistrées en 2024, traduisant l’essor d’un secteur désormais incontournable et soulignant la nécessité d’un encadrement renforcé en matière d’innovation, de sécurité et de protection des usagers.
En matière de croissance, le taux de la Cemac s’est établi à 2,7% pendant la période étudiée, une progression soutenue par la reprise dans le secteur pétrolier ainsi que par la résilience de certaines branches d’activités hors pétrole.
