Par Ilyass Chirac Poumie
Le scénario se répète pour Samuel Mvondo Ayolo. L’un des hommes les plus proches du chef de l’État et occupant l’un des postes les plus sensibles du palais présidentiel se retrouve une fois de plus victime de vol.
Selon des sources locales, des sacs de cacao et une importante quantité de tôles (bande rouge L9) ont été dérobés dans sa plantation, à deux kilomètres de Messok Yetchang, son village natal. Des arrestations ont déjà été signalées.
Tensions sociales
À Minkebe, l’immense domaine agricole de Mvondo Ayolo impressionne autant qu’il suscite des critiques. Ananas, poivre blanc, cacao : la production est massive et tournée vers les circuits lucratifs. Pourtant, les ouvriers agricoles recrutés parmi les villageois sont payés 40.000 Fcfa par mois, un montant jugé dérisoire au regard de la richesse de l’exploitation et du statut de son propriétaire.
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Pour beaucoup d’habitants, ce contraste entre la fortune affichée et les conditions de vie locales alimente un ressentiment silencieux. Les récents vols apparaissent, dès lors, non seulement comme des actes criminels isolés, mais aussi comme l’expression d’un malaise social plus profond.
Un oligarque fragilisé par des scandales à répétition
Au-delà de ces affaires de vols, la figure de Samuel Mvondo Ayolo est régulièrement citée dans des controverses. Proche du cercle présidentiel, il traîne la réputation d’un homme dur, ayant notamment été accusé d’avoir tenu des propos choquants à l’endroit de Brenda Biya, la fille du président. Ces épisodes ont accentué l’image d’un dignitaire déconnecté des réalités populaires.
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Les vols successifs dont il est victime posent donc une double question : celle de la sécurité dans les zones rurales, mais aussi celle de l’impopularité grandissante d’un haut responsable du régime, dont les biens semblent devenir une cible répétée.
