Par Joël Onana
Issa Tchiroma Bakary, dans une lettre signée le 17 novembre et citée tout au long du texte, avertit que le Cameroun vit une rupture historique. Selon Issa Tchiroma Bakary, les schémas de confiscation du pouvoir qui ont marqué les décennies précédentes ne sauraient se reproduire en 2025. L’auteur souligne que depuis la victoire de l’UPC avant l’indépendance, en passant par les scrutins de 1992 et de 2018, les triomphes populaires ont systématiquement été détournés.
Dans sa lettre, Issa Tchiroma Bakary affirme qu’en 2025 un président a bel et bien été élu mais que les institutions ont violé la Constitution et piétiné la volonté des électeurs. L’auteur décrit une situation de prise d’otage électorale où, selon lui, les forces de sécurité contrôlent la scène politique, le Conseil constitutionnel se serait renié et Elecam agirait sous tutelle. Pour Issa Tchiroma Bakary, la voix du peuple a été remplacée par un serment factice dépourvu d’honneur. Il insiste sur le fait que l’histoire, qui a longtemps semblé tourner en rond, avance désormais en ligne droite et ne reviendra plus en arrière.
Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de la Communication et figure politique de longue date, revendique depuis l’élection de 2025 la position de président élu du Cameroun. Sa lettre intervient dans un climat postélectoral marqué par de fortes contestations, des accusations de manipulation institutionnelle et des tensions autour de la légitimité du pouvoir issu du scrutin.
