Par Ilyass Chirac Poumie
Le Secrétaire général António Guterres a une nouvelle fois exhorté Moscou et Kiev à « cesser immédiatement les hostilités » et à privilégier « une solution politique fondée sur la Charte des Nations Unies et le respect de l’intégrité territoriale ». Mais au Conseil, la Russie, membre permanent doté d’un droit de veto, bloque régulièrement les résolutions condamnant son action militaire, limitant ainsi la capacité de l’Onu à imposer des mesures coercitives.
Sur le terrain, les agences onusiennes comme le Haut-Commissariat pour les réfugiés (Hcr), le Programme alimentaire mondial (Pam) et l’Unicef apportent une assistance vitale à des millions de déplacés internes et réfugiés. L’Onu a également facilité des accords ponctuels, tels que l’initiative céréalière de la mer Noire, permettant l’exportation de denrées alimentaires ukrainiennes vers les marchés mondiaux, bien que cet accord reste fragile.
Malgré ses limites diplomatiques, l’Onu se positionne comme un acteur indispensable pour contenir les conséquences humanitaires et économiques du conflit. Plusieurs États membres insistent désormais pour qu’elle renforce son rôle de médiateur et de garant des principes du multilatéralisme, dans un dossier qui reste l’un des plus explosifs de l’agenda international.
