Par Hajer Elina
Calixte Beyala a pointé du doigt la situation des hôpitaux, des routes et du système éducatif, qu’elle décrit comme « indignes d’une nation moderne ». Elle estime que la vulnérabilité quotidienne des Camerounais est la preuve d’une gouvernance défaillante.
L’écrivaine évoque des hôpitaux qu’elle considère comme des « lieux de danger », des routes où le simple déplacement peut devenir risqué et des écoles incapables de répondre aux attentes d’une jeunesse majoritaire. Pour elle, la question centrale est celle de la protection de la vie, que l’État, selon elle, ne garantit plus.
Elle relie ces manquements structurels à la colère sociale exprimée après l’élection, affirmant que la contestation n’est pas seulement politique mais aussi liée aux conditions de vie. Les critiques sur la gouvernance du Cameroun sont récurrentes depuis plusieurs années. Les organisations nationales et internationales soulignent régulièrement la vétusté des infrastructures et les difficultés d’accès aux services essentiels, dans un contexte de tensions politiques renforcées depuis la présidentielle.
