Par Armand Soussia
De fortes tensions ont été observées ce mardi à Ngaoundéré, où des habitants ont envahi le commissariat du 2ème arrondissement, menaçant de mettre le feu à l’édifice. Cette colère populaire fait suite à l’exécution d’un vendeur d’eau, Oumarou Sanda, par un policier, environ une heure plus tôt.
Selon plusieurs témoignages concordants, la victime circulait à moto lorsqu’elle aurait été interpellée par des policiers.
Oumarou Sanda aurait refusé de verser une somme de 500 FCFA qui lui aurait été réclamée. C’est à la suite de ce refus qu’un policier aurait ouvert le feu sur lui.
Le drame s’est produit sous les yeux de ses deux enfants, qui accompagnaient leur père au moment des faits.
La nouvelle de sa mort s’est rapidement propagée, provoquant une vive indignation au sein de la population locale.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation demeure tendue autour du commissariat, tandis que les forces de sécurité tentent de contenir la foule et de rétablir le calme.
Les relations entre les forces de l’ordre et les populations restent marquées par une forte méfiance dans plusieurs villes du Cameroun, notamment en raison d’accusations récurrentes de rackets, d’abus de pouvoir et de violences policières. À Ngaoundéré, des incidents similaires ont déjà suscité par le passé des mouvements de colère populaire, relançant le débat sur l’impunité et la nécessité de réformes au sein des forces de sécurité.
