Par Julie Peh
Les protestataires, vêtus de blanc en signe de deuil, ont marché du Mémorial Thomas Sankara jusqu’à l’ambassade de Côte d’Ivoire, dénonçant des circonstances de décès jugées suspectes.
Alino Faso avait été arrêté en janvier 2025 en Côte d’Ivoire pour “intelligence avec des agents d’un État étranger” et “complot contre l’autorité de l’État ivoirien”. Le procureur de la République ivoirien a déclaré qu’il s’était pendu dans sa cellule, mais les manifestants refusent de croire à cette version des faits.
Les protestataires exigent une enquête approfondie et conjointe pour faire la lumière sur les circonstances de la mort d’Alino Faso. Le gouvernement burkinabé a réagi fermement en convoquant la chargée d’affaires de l’ambassade ivoirienne et en exigeant des explications. Les manifestants se sont rangés derrière cette position officielle et certains ont même exigé la démission du président ivoirien Alassane Ouattara.
Le gouvernement burkinabé a assuré que “la mort d’Alino Faso ne restera pas impunie” et a promis de tout faire pour obtenir justice et vérité. Les manifestants attendent avec impatience les résultats de l’enquête et veulent que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
