Par Ilyass Chirac Poumie
Razak, un ressortissant camerounais originaire de la région de l’Ouest (département du Noun), a été tué au combat le dimanche 24 août 2025 alors qu’il combattait dans les rangs de l’armée russe, selon des sources proches de sa famille et des confirmations via des canaux militaires. Son décès a été annoncé sur les réseaux sociaux par des groupes et des blogs spécialisés dans le suivi des foreign fighters, avant d’être relayé par des membres de sa communauté.
Une source au sein de la diaspora camerounaise en Russie, jointe par nos soins, a confirmé l’information :
« Nous avons appris avec tristesse la disparition de notre frère Razak. Il était fier de servir et croyait en la cause pour laquelle il se battait. Sa famille au Cameroun a été informée. »
L’homme, dont le nom complet n’a pas été officiellement divulgué par les autorités russes, serait engagé depuis plusieurs mois au sein de l’armée régulière ou d’une unité paramilitaire. Son recrutement s’inscrirait dans une campagne plus large menée par Moscou pour enrôler des combattants étrangers, notamment originaires d’Afrique, leur promettant salaire, prime à l’engagement et naturalisation rapide en échange de leur service.
Une source sécuritaire européenne, sous couvert d’anonymat car elle n’est pas autorisée à s’exprimer publiquement sur le sujet, a indiqué :
« La mort de ce combattant camerounais, si elle est avérée, illustre la dimension internationale prise par ce conflit et le drame humain qui se joue pour ces engagés, souvent motivés par des raisons économiques. »
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat de la part du ministère camerounais des Relations extérieures concernant la mort de l’un de ses ressortissants dans un conflit étranger. L’ambassade de Russie au Cameroun n’a pas non plus répondu dans les plus brefs délais à nos sollicitations. Le département du Noun, dont est originaire le défunt, est une région de l’Ouest du Cameroun. La nouvelle de sa mort a provoqué une vive émotion dans sa localité d’origine, où sa famille résiderait encore.
